Transparcs

Zone de tranquillité pour gibiers à petites roues !

Traversée des Vosges du Nord : vélo, randos, châteaux

Mai 2012

Trace GPS : [kml]
Récit original

Thomas Les châteaux alsaciens peuvent tous être reliés à pieds et il y a une grande variété de balades de longueur variable, en particulier ce circuit des 4 châteaux autour du Fleckenstein, un des plus célèbres du coin. Nous avons visité une douzaine de Châteaux entre Wissembourg et Saverne, région nommée Alsace bossue, par la seule force de nos mollets.

Certains diront que ce n'est pas vraiment de la rando et on pourrait croire à de l'argutie, mais je pense que cet itinéraire a toute sa place dans le topo. D'abord, il y a de nombreux sentiers (GR 532 dit Tres Tabernae, de Saverne au Palatinat, GR 53 de Wissembourg à Schirmeck, etc.) et des sites d'escalade superbes, notamment au Vieux Windstein où l'on grimpe sur les ruines de grès. On y trouve tout ce que l'on pourrait chercher en montagne: un certain isolement, du relief, des torrents vigoureux, des prairies fleuries avec option vaches ou chèvres, des cols, et beaucoup de naturalité. L'ensemble se trouvant dans un Parc Naturel Régional, celui des Vosges du Nord. Mais ce que je retiens avant tout, ce sont les forêts magnifiques et giboyeuses de ce massif. Forêts de chênes, pinèdes, etc… Il y en a perte de vue, ça sent bon et c'est beau. On voudrait se reconvertir en bucheron finlandais. D'ailleurs ça y ressemble à la Finlande, ses lacs dominés de Tunturi… Ces forêts sont dominées de promontoires rocheux en grès qui ont servi de support à de nombreux châteaux forts, aujourd'hui en ruine. Des tas de pierre donc, mais tous différents avec une âme qui leur est propre, et de nombreux organes architecturaux communs que l'on prend plaisir à rechercher et trouver en visitant le château suivant… Autre plaisir, celui de s'imaginer au XIIIe ou XIVe siècle, exercice relativement aisé grâce aux forêts mystérieuses environnantes. En s'écartant des montagnes, on retrouve un paysage plus typique d'Alsace: villages coquets, vergers, champs de céréales, betterave, houblon, choux, et quelques vignes plus au Sud. Pour ne rien gâcher, la région possède un patrimoine culinaire, historique et architectural extraordinaire fort bien mis en valeur. Nos coups de coeur: les environs d'Obersteinbach et de Dahn, les pistes cyclables du Sud Palatinat absolument géniales!

I love l'Alsace bossue !!

Notre journée type se déroulait comme suit: Vélo le matin jusqu'à l'endroit où nous passons la nuit. On monte la tente et on abandonne les affaires pour visiter les châteaux à pieds et/ou en vélo, puis retour au bercail. Avec une logistique très simple et peu de matériel, on vivait au jour le jour avec ce qui se trouvait à proximité.

Informations pratiques Attention: les restaurants ferment tôt en Alsace et parfois même ne servent plus après 19h en dehors des grandes villes. Pour randonner, les cartes au 1/50.000e du club vosgien sont très adpatées et reprennent le marquage du terrain. Impossible de se perdre!

Quelques liens sur le web: - Site de l'office de tourisme du Bas-Rhin avec une rubrique très détaillée sur le vélo et l'offre cyclotouristique. - Des infos sur l'Eurovélo 5 [quick view] et l'Eurovélo 15 [quick view]. - Si on n'a pas de vélo, on peut aussi le faire en BUS

Audrey Alsacienne d’origine, archéologue de formation, j’ai toujours eu le projet de visiter les nombreux châteaux forts alsaciens, du nord au sud, à pied. L’idée d’y aller à vélo fut apportée par Thomas qui a déjà quelques aventures cyclotouristiques à son actif. Des châteaux, il y en a presque partout, mais pour mon 1er voyage à vélo, nous avons fait le choix de nous attaquer aux vallées encaissées et forêts épaisses des montagnes du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord. Bien qu'il y ait quelques cols, la route est beaucoup moins accidentée que pour les châteaux du sud de l’alsace avec notamment la fameuse route des crêtes ! Il s’agissait pour moi de tester une nouvelle manière de voyager, un autre mode de tourisme ; mais aussi de faire connaitre ma région d’origine à Thomas d’une manière différente. Le but était aussi de prouver à nos amis, nos familles qu’il est possible de voyager autrement, sans voiture ; qu’il est possible de profiter pleinement de ses vacances, sans être dépendant de la voiture. Au départ de Grenoble, un long périple en train nous attendait: Grenoble-Genève-Bale-Mulhouse-Strasbourg…

Les étapes

Jour 1 : Strasbourg –Selz : 60 km

Nous sommes arrivés à Strasbourg avec deux heures de retard (voir rubrique Accès), mais nous étions enfin là, et nous étions très motivés par le superbe soleil. Après un passage rapide à la boulangerie pour acheter notre repas de midi, c’est le départ, le vrai. A partir de cet instant, je sentais déjà une étrange sensation de liberté, nous allions aller à notre rythme et profiter de la nature, du patrimoine. La traversée de Strasbourg est très facile grâce aux nombreuses pistes cyclables aménagées par la Ville. J'offrais à Thomas une petite visite guidée à travers les rues de ma ville jusqu’à La Robertsau afin de trouver le début de la Véloroute européenne n°15 qui longe le Rhin sur sa rive gauche. Nous avions tellement envie de rouler que nous n'avons mangé notre repas de midi qu'à 20h dans square verdoyant de Stattmatten. Vive les bancs publics! Après le repas et la recherche d’eau au cimetière, nous avons fait encore quelques kilomètres jusqu'à Seltz et son camping. Malheureusement, celui-ci était plein de camping-car et impossible d'y mettre une tente. Nous avons donc bivouaqué un peu plus loin au milieu d’une forêt sympathique mais infestée de tiques. A cause du retard du train nous n'avons pas atteint notre objectif (Lauterbourg, ville de l'extrême Nord-Est de la France), mais à vélo, on peut s'arrêter à peu près n'importe où, c'est l'avantage!

Jour 2 : Selz – Dahn : 70 km

Après une bonne nuit de sommeil, et à peine sortis de la tente, on attaque la boulangerie du coin :-) Puis on suit de petites routes avec de charmants villages comme Seebach et ses fermes typiques. Le ciel nous envoie quelques gouttes sur le nez, mais on garde la motivation. Un petit arrêt à Wissembourg pour visiter cette petite ville et on tombe sur la fête de la Pentecôte (marché de produits locaux, danses folkloriques). Achat de fromages de chèvre locaux, un régal ! Puis nous sommes repartis en direction de Dahn en Allemagne. Juste avant la que la frontière, on emprunte un itinéraire uniquement conçu pour les vélos. C’est en Allemagne qu’on s’est senti le plus en sécurité, sur ses pistes cyclables mais aussi sur les routes. On a remarqué que les Allemands étaient beaucoup plus sensibles au vélo. Ils ont une « culture vélo » et beaucoup de respect pour les cyclistes. Sur la piste cyclable reliant Wissembourg à Dahn, nous avons croisé beaucoup de personnes à vélo (balades familiales, entre amis, entre retraités, entrainement…) Gare aux bouchons !! La balade tranquille a laissé place à l’effort intense (5 minutes de raide montée) pour atteindre le Berwartstein, château du XVème. Ce château est le seul château médiéval habité du Palatinat. Aujourd’hui, il abrite un grand restaurant et on peut le visiter en groupe. Nous sommes ensuite repartis en direction de Dahn et de son camping où nous avons déposés nos affaires avant de repartir vers le château d’Altdahn. Fermé à notre arrivée (17h et quelques minutes). Nous n’avons pas pu le visiter mais juste en faire le tour. Petite astuce: Au niveau du parking sous le château, prendre le chemin de droite qui part horizontalement, et rejoindre une crête. Basculer sur l'autre versant et traverser jusqu'à atteindre la colline du Hochstein(environ 1,3km) faisant face au château d’Altdahn. La vue depuis ce promontoire discret, fait de blocs de grès et de sable, parsemé de pins est juste fantastique. Idéal pour prendre quelques photos et profiter de ce début de soirée agréable et encore ensoleillé ;) ! Nous avons eu la chance de croiser certains habitants de la forêt : un chevreuil pas farouche, de nombreux oiseaux et écureuils… Après efforts et émotions fortes, un bon petit restaurant et retour au camping pour une nuit très méritée.

Jour 3 : Dahn –Fleckenstein : 32 km

Partis de Dahn, direction le camping du Fleckenstein, où nous avons directement posé la tente, les vélos et nos affaires afin de pouvoir faire le circuit des 3 châteaux. Nous avions décidé que cette journée serait dédiée à la randonnée et aux châteaux. Départ à 13h30, pour 5h de randonnée. Le premier château : le Fleckenstein très aménagé, très touristique et beaucoup de touristes (lundi de l’ascension) puis le Hohensbourg et le Froensbourg ; nous n’avons pas poussé jusqu’au Wegelnbourg (Allemagne). Un jour férié dans un petit village alsacien après 20h30, impossible de trouver un resto ouvert. On a trouvé un traiteur chinois qui préparait des plats à emporter. Pour éviter que notre repas refroidisse nous ne sommes pas remontés directement à Tannenbrück au camping ; nous avons diné au lavoir du village. Notre 1ère virée au crépuscule : gilet fluo et lumières de rigueur ! Sécurité avant tout, surtout sur la route à lacets très agréable, une sensation de fraicheur de corps et d'esprit…

Jour 4 : Fleckenstein – Obersteinbach : 42 km

1er réveil humide: Le camping est situé dans un fond de vallée, à proximité d’un plan d’eau et de rivières. Aujourd'hui c'est un saut de puce que nous faisons car l'étape fait moins de 10 kilomètres jusqu'à Obersteinbach. Nous avons trouvé le gite d’étape que nous avions prévu ; mais mauvaise surprise, les propriétaires faisaient le grand ménage. « Fermeture définitive ». On repart à la recherche d’un endroit où dormir et on tombe par hasard plus loin dans le village sur une petite auberge familiale : l’auberge Ullmann. On nous a proposé une chambre/studio dans le jardin. C’était d’un calme et d’une sérénité incomparable. On a déposé les affaires et on a décidé de partir faire les courses. Le propriétaire de l’auberge nous a conseillé d’aller plutôt en Allemagne où il est certain qu’on pourra trouver quelque chose d’ouvert contrairement à la France. Nous partons donc à vélo, sur une petite route. Passant de l’Alsace à la Lorraine puis en Allemagne, on a apprécié notre petite rando à vélo avec une pause déjeuner dans l’herbe (Obersteinbach - Schönau - Fischbach). Une bonne occasion de gouter aux pâté, fromage, pain et viennoiseries allemands. A Fischbach, en cet endroit perdu à la frontière franco-allemande qu’on a recroisé un couple de jeunes allemands randonnant à vélo (déjà rencontrés au camping de Dahn). Que le monde cyclable est petit ! Nous sommes ensuite partis à la découverte du Blumenstein et du Wasigenstein. Après deux heures de rando dans une forêt habitée par de nombreux écureuils. Nous avons enfourché le vélo. Le retour vers Obersteinbach ne s’est pas fait sans encombre. Une portion de route entre l’Allemagne et la France n’était pas carrossable (notre carte était fausse). Des VTT ou VTC non chargé pouvaient y passer sans aucun problème, mais moi et mon vélo de route à pneus très fragiles… ce n’était pas agréable. Surconcentration extrême pour éviter les cailloux et la crevaison. Une bonne portion a été faite le pied à terre en poussant le vélo. Ensuite ce fut au tour de mon premier col : 300 mètres. Ridicule pour certains habitués mais difficile pour une novice ! Mais j’y suis arrivée sans mettre le pied à terre grâce aux encouragements de mon ami !!! MERCI. 18h : arrivée à l’auberge, 20h : repas fait maison avec les légumes du potager, pris au milieu du jardin sur une petite table d’amoureux. Juste le bonheur. Quelle sérénité !

Jour 5 : Obersteinbach – Dambach : 46 km

En pleine forme dès le réveil, après un petit déjeuner sur une véranda avec vue sur le jardin, nous avons pédalé 12 km jusqu'à Dambach. On a déposé nos affaires à l’aire naturelle de camping de Dambach, avant de repartir pour la visite des Windstein. Ce système d’organisation du « dépôt d’affaires sur les lieux de halte» avant de visiter les châteaux est un bon compromis pour éviter d’avoir toujours à transporter toutes nos affaires et les surveiller. Ce système n’est peut être pas faisable dans certaines régions plus sensibles aux vols. Nous en avons donc pour 5km de vélo aller/retour. 1 kilomètre : pente de …% impossible de monter jusqu’en haut du village. 1er fois que je pose le pied à terre pour cause physique. Je n’étais pas très fière de moi ce n’était pas très long mais très raide, pour mon ami, il n’a pas eu trop de problème…il est arrivé en sueur mais il y est monté sur son vélo ;) ! Les deux châteaux sont distants de moins d’un kilomètre à vol d’oiseau, le départ des sentiers étant au même endroit. Après une heure de balade au sein de ces deux châteaux, on est repartis. L’orage commençait à gronder, la pluie s’est mise à tomber. Arrêt obligatoire à l’arrêt de bus du coin. On en a profité pour voir l’itinéraire à emprunter jusqu’aux prochaines ruines. Dès que la pluie a cessé, nous sommes retournés au camping pour manger, puis départ vers la Lorraine et le Falckenstein. 6 km aller/retour, mais une belle boucle. On avait l’impression de se retrouvé en Finlande, une forêt agréable et dépaysante. Retour au camping, popote et dodo.

Jour 6 : Dambach – Lichtenberg – La Petite Pierre : 56 km

A peine réveillés nous repartons vers le château du Lichtenberg, 10km. Les étapes ne sont vraiment pas très longues. On a pu rentrer nos vélos et nos affaires dans la cour de l’accueil. Nous avons fait la visite du château, les expositions. Ce château a la particularité d’être aménagé avec des structures très contemporaines un auditorium, des salles d’exposition, une boutique, un café et des bureaux. Le mélange entre les architectures médiévale et contemporaine se marient agréablement bien. Nous avons aussi pu profiter d’un magnifique panorama sur l’Alsace bossue. L’histoire de ce château est longue. Des panneaux explicatifs récapitulent l’histoire du site jusqu’à son occupation pendant la deuxième guerre mondiale. A 13h, fin de la visite nous avions prévu de passer la nuit dans ce village. Mais nous avons finalement pris la décision d’aller directement à La Petite Pierre et ainsi gagner quelques kilomètres. Après une longue route en forêt, quelques pentes raides et le bonheur de rouler enfin d’une traite plusieurs dizaines de kilomètres, nous sommes arrivés en sueur à La Petite Pierre où nous avons récupéré les clefs du gite d’étape. Nous avons visitez la ville, le promontoire où se situe le château / forteresse. Puis nous nous sommes fait une petit plaisir de fin de voyage… un grand restaurant aux spécialités alsaciennes. Ce fut très agréable, très bon et avec une vue sur le promontoire. Et enfin nous sommes allés nous coucher dans un vrai lit.

Jour 7 : La Petite Pierre –Marlenheim : 63 km

11h remise des clés du gite, puis ce fut l’heure du grand départ. Partis pour 63 kilomètres de routes et pistes cyclables pour quitter l’Alsace bossue et arriver à destination. La descente de La Petite Pierre, fut très agréable même si il y avait beaucoup de circulation. Ensuite nous avons fait un petit détour par Graufthal et ses maisons troglodytiques. Anciennes grottes aménagées en entrepôts au Moyen Age, elles ont peu à peu été transformées en habitations. Un linteau de porte daté de 1760 confirme une datation postérieure. Ces maisons furent habitées pendant longtemps, la dernière habitante d’une de ces maisons est décédée en 1958. Ce fut la dernière troglodyte. Ensuite nous sommes repartis direction Phalsbourg où nous avons pris la piste cyclable qui longe le canal (marne au Rhin) un magnifique chemin de halage, vivant sa deuxième vie de piste cyclable, permettant de profiter de manière agréable du trajet Phalsbourg – Saverne et d’arriver en plein centre ville de Saverne sans se préoccuper de la circulation automobile. Nous avons pu nous arrêter faire des courses pour notre repas de midi. Puis nous sommes repartis par les petites routes direction Marmoutier-Thal, évitant à tout prix la grosse nationale 4. Nous avons déjeuné au pied d’une fontaine dans un petit village. Nous avons pu discuter avec un villageois de notre périple. Il semblait tout étonné. Et nous nous sommes dirigés vers Marlenheim, notre destination finale non sans mal. Les indications de l’itinéraire cyclable rejoignant Romanswiller étant quasi absentes. A Romanswiller nous avons pris la piste cyclable direction Molsheim. Cette piste cyclable était celle de mon enfance… aménagée sur le tracé de l’ancienne voie de chemin de fer Molsheim-Saverne. Enfin nous sommes arrivés pour l’apéro chez ma grand-mère. Le périple était terminé. Retour à la réalité.

Pour faire les comptes

369 km, 7 jours, 6 nuits, 14 châteaux, 2 pays, 2 régions françaises… une sensation de liberté incroyable… des paysages divers et variés : la plaine, les montagnes, la forêt, les routes sinueuses… que du bonheur ! Ce 1er voyage à vélo a été pour moi un réel enchantement. J’ai eu le plaisir de découvrir un autre mode de vie… le cyclotourisme que je croyais réservé à une élite ultra sportive est finalement accessible à tout le monde. Il suffit d’avoir le temps, l’envie et l’équipement adéquat. Par ce petit résumé de nos vacances j’espère donner envie à d’autres de visiter la région de mon enfance, le patrimoine exceptionnel qui survit depuis des siècles ainsi que l’envie de partir à vélo sur les routes des régions de France mais aussi pourquoi pas du monde. Depuis notre retour, je ne fait que penser au prochain voyage à vélo… Il s’agit pour moi de continuer « ma route des châteaux alsaciens ». Il reste encore les ¾ de l’Alsace à découvrir d’une autre manière. Mais je vois aussi plus loin, je réfléchis pour un petit tour de l’Islande… Inventaires des Châteaux

Berwartstein (All) : château du XVème. Le chevalier Hans von Trotha (1450 – 1503) reçu en 1480 en récompense le château de Berwartstein avec toutes ses dépendances. Hans von Trotha, qui devait mesurer environ 2 mètres a survécu dans le folklore de la région avec son nom estropié en Hans Trapp. Il n'est pas resté seulement comme un simple chevalier pillard, mais c'est aussi un croquemitaine qui erre sans repos la nuit et hante les forêts. Dans le nord de l'Alsace, c'est le “Hans Trapp” qui vient corriger les enfants turbulents, et accompagne le Saint Nicolas ou le “Christkindel” dans la période de Noël.

Altdahn (All) : Cinq rochers de grès situés l'un à coté de l'autre forment la base pour les châteaux forts Altdahn, Grafendahn et Tanstein. On ne connait pas la date exacte de leur construction. Tanstein ne fut plus habitable depuis 1571. Altdahn se maintint plus longuement et resta jusqu'en 1603 la demeure des seigneurs Dahn. En 1689 des troupes françaises s'occupèrent définitivement de la fin des “Dahner Schlösser”.

Fleckenstein : Le château est daté du XIIe au XVIe. Le château a été construit pour et par l’empereur de Hohenstaufen. Ce château est troglodytique. Des salles, des escaliers, un puits et des citernes sont taillées dans le rocher. On peut encore voir l’enceinte et la barbacane.

Froensbourg : Il fut construit au XIIIe et détruit en partie au XIVe. Son donjon est encore imposant et important. On peut visiter de nombreuses salles taillées dans le rocher.

Hohensbourg : ce château servait de résidence au XVIe. On peut encore voir la finesse des armoiries des Sickingen sur la porte d’entrée (Renaissance) et la tourelle. Une importante barbacane en fer à cheval date du XVe.

Wegelnbourg (All) : Il est déjà construit au XIIIe, et subi de nombreuses destructions. En 1272, il appartient au chevalier brigand Albert de Gerolsdseck, le château est détruit par Othon d'Ochsenstein secondé par la ville de Strasbourg désireuse de protéger les intérêts de ses convois marchands. Ce château est définitivement détruit en 1680 par les Français sous les ordres de Montclar.

Wasigenstein : Deux parties : Grand Wasigenstein avec son donjon pentagonal et son mur-bouclier du XIIIe, ainsi qu’un logis et une chapelle. Le Petit Wasigenstein possède une tour d’habitation de 4 étages incluant une citerne à filtration.

Blumenstein (All) : Il est construit dans la deuxième moitié du XIIème siècle par les Batzendorf. Ces derniers changent de nom pour s'appeler les Blumenstein et donnent leur nom au château. Deux parties : la partie basse se compose d’une salle troglodytique, une citerne, des communs et un escalier taillé dans la roche ; la partie haute possède également une salle troglodytique, mais aussi une enceinte, un logis et un escalier taillé dans la roche donnant accès à la plate-forme supérieure. Le château est détruit en 1575 lors de la guerre des paysans. Il est réhabilité pour la défense au XVIIème siècle.

Windstein : Vieux Windstein : château semi troglodytique avec plusieurs portes, fosses et salles taillées dans le roc. On peut encore voir des galeries de mines du siège de 1332. Le Nouveau Windstein se compose d’une tour d’habitation avec un mur-bouclier. Le logis est remanié au XIVe. On peut aussi apercevoir une bretèche et un bastion d’artillerie circulaire du XVIe.

Falckenstein (Lorraine) : Château du XIIe au XVIIe. On peut y voir un superbe portail d'entrée, mais aussi les vestiges du donjon, les salles troglodytiques et la tour du puits, qui avait trois fonctions : protéger le puits, défendre les abords, et servir, au niveau supérieur, d'habitation. Une légende veut que, dans la cave, un tonnelier-fantôme vienne quelquefois frapper à minuit, autant de coups de maillet qu'il y aura de barriques de vin dans l'année…

Lichtenberg : début XIIIe sert de lieu de résidence, puis des aménagements en font une véritable forteresse au XVIe (Daniel Specklin : architecte de la ville de Strasbourg). Il est en partie détruit en 1870 lors de la guerre. Des constructions contemporaines viennent embellir le château et permettre de nombreuses animations, expositions spectacles, conférences…

La Petite Pierre : il s’agit d’un château médiéval intégré dans une forteresse Vauban. On peut voir les vestiges de la citerne du XIVe à l’intérieur du bâtiment ainsi que les ruines du logis roman à l’extrémité ouest. il existe aussi tout un système de citernes taillées au pied sud du rocher.

Coté hébergements

Au niveau de l'hébergement, nous avons alterné camping sauvage, vrai camping et gîte/auberge au gré des envies et des possibilités du secteur.

Camping Buettelwoog à Dahn (Allemagne): Situé un petit peu à l'écart de la ville, niché entre 2 petites crêtes rocheuses surplombées de pin, un endroit agréable et lumineux. Accueil très sympathique. En ville on trouve quelques restos d'un bon rapport qualité/prix, une boulangerie (Direction le château de Altdahn), un supermarché et même un marchand de vélo sur la route principale en direction du nord-ouest.

Camping du Fleckenstein (Commune de Lembach): Idéalement situé au croisement de 2 vallées et au pied du Fleckenstein (vue remarquable sur les ruines). Bon marché et calme.

Auberge-restaurant « Alsace Village » à Obersteinbach: Une adresse familiale, calme, propre, gourmande & bio… Idéal pour une halte reposante. Ici on s'occupe de vous avec courtoisie et simplicité. Les légumes sont du jardin, les fromages du village. C'est même un refuge LPO! Notre coup de cœur!

Dambach, aire de camping naturelle: ça ressemble à un vrai camping, mais il n'y a pas d'accueil permanent. Bien équipé (douches, congélateur, frigo, sanitaires) et au calme sous les chênes.

La petite Pierre, gîte d'étape: Le gîte se situe dans l'enceinte de l'école (Bonjour les enfants :-))! C'est propre et fonctionnel, bien situé dans cette charmante cité médiévale. (14 euros/nuit/pers.)

Plein d'endroits à proximité pour se restaurer. Nous on a tenté le restaurant aux 3 roses. Ne pas se laisser impressionner par le cadre un peu chic et certains prix. On y mange une cuisine de terroir et/ou raffinée, copieuse, succulente, avec un rapport qualité/prix excellent.

Merci à Thomas et Audrey pour avoir contribué sur TransParcs.org. Originellement, ce voyage a été effectué dans le cadre du concours Changer d'approche organisé par Mountain Wilderness.

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