Transparcs

Zone de tranquillité pour gibiers à petites roues !

Valence TGV - Alboussière

Christophe

Tout bon trip commence toujours par un gros déballage des affaires sur le parking. Cette fois-ci, c'était le très prestigieux parking de la gare de Valence-TGV. C'était un peu le moment de vérité pour mon montage folklorique ! On se rend compte que ça va pas être du voyage light ! C'est à peine si on peut porter l'arrière de notre vélo !

Notre premier objectif était de sortir de la plaine pour rejoindre les monts de l'Ardèche et de trouver un camping pour passer la nuit pour attaquer pleinement le parc régional dès le lendemain matin. Il aura fallu attendre Alboussière pour poser nos sacoches pour la première nuit.

En tant qu'extrémiste du paysage et de la vision panoramique, je n'ai pu m'empêcher d'imposer un petit détour vers le point de vue au dessus de Saint-Romain de Lerps (photo ci-contre) qui nous offrait une belle vue sur toute la vallée du Rhône ! On en avait déjà fait de la route, il était tard et on avait toujours pas de camping !

Aussi paradoxal que celui puisse paraître, cette première demi journée fut éprouvante, tant au niveau psychique que physique. L'organisation de dernière minute de notre voyage ne m'a pas permis de faire une vérification complète de mon vélo, juste le temps de trouver un moyen d'adapter mon ancien VTT pour ce nouveau mode de pratique. Je suis parti avec un vélo dans l'état. Allait-il pouvoir supporter cette semaine de vélo trip, telle était la question qui me turlupinait l'esprit. Et puis cette journée était éprouvante physiquement car tirer les sacoches dans la montée n'était pas de tout repos. D'autant plus que ça faisait un moment que je n'avais pas fait de vélo ! Cela m'a valu une petite déshydratation. Mais rien de grave, une bonne nuit là dessus et c'est reparti.

Pascal

En ce mercredi 17 août, nos affaires étalées devant la gare de Valence-TGV, nous mettons la main aux derniers préparatifs sous un soleil éclatant. La gare est le début de notre périple, et sera notre lieu de retour prévu en train une semaine plus tard depuis Narbonne (ou quelque part vers Narbonne, pour être plus exact). Nous n'avons prévu aucun itinéraire, nous ne savons même pas ou nous dormons ce soir. A vrai dire, à cet instant de l'après-midi déja bien avancé, nous ne savons même pas par quelle route quitter la vallée et rejoindre les premiers contreforts de l'Ardèche. Une carte IGN au 250 000ième, et un critère de choix assez basique: les routes blanches, doivent nous permettre de construire au jour le jour (et parfois à “l'heure l'heure”) notre cheminement. Évidemment, en pensant toujours à rester au maximum dans les parcs. Enfin, ça, c'est le premier jour, parce qu'au fil du temps, notre liste de critères va s'étendre (au hasard, route touristique “verte”, nombre de chevrons indiquant la pente, nom de village “inspirant”…)

Bref, le début est un peu compliqué, et nous tricotons dans la plaine dromoise jusqu'au Rhône, traversant des champs de maïs (vive l'irrigation dont la moitié tombe sur la route… Le cycliste est heureux sous la canicule, mais…) et quelques petits bourgs sans grand intérêt. Une fois le Rhône traversé, l'aventure commence enfin par la montée vers Saint-Romain-de-Lerps. Ouch, pour moi qui roule plus souvent avec un vélo à 8 ou à 11kg, le choc est important. Mais enfin, l'excitation provoquée par le commencement d'une nouvelle aventure compense largement. J'aime ce moment où nous sentons qu'une belle épopée est entrain de commencer, mais que nous ne pouvons pas imaginer ce qui va se passer pour la simple et bonne raison que l'organisation en a été réduite à son stricte minimum: donner un lieu (une région…) d'arrivée!

Nous nous élevons donc en direction de St Romain, où nous espérons trouver un camping. Les vues sur la vallée du Rhône sont très belles dans la lumière du soir. En chemin, nous nous faisons des amis canassons. Arrivés à ce village haut-perché, c'est la déconfiture: pas de camping. Pas grave, nous décidons de continuer au suivant, Saint-Sylvestre. Pas de camping. Pas grave on va aller au suivant, Champis. Pas de camping. Je commence à envisager une nuit à l'arrache dans un champ. Entre temps, nous trouvons de l'eau dans un cimetière.

Alboussière. S'il n'y a pas de camping là, je mange mon casque. “Camping 2* au plan d'eau”. Bingo, pas de nuit à l'arrache dans un champ ce soir! Il est 20h15 lorsque nous nous installons au milieu d'un melting pot de hollandais, belges, et quelques français en pleine pétanque. Il ne reste plus qu'à faire le plein d'essence (expression française signifiant: manger des pâtes au pesto, ainsi que du fromage, ainsi que du saucisson, ainsi que du pain, ainsi que des fruits, ainsi que du yaourt, ainsi que… Bref, on a compris!) et aller au dodo. La chaleur est accablante, vivement la vraie montagne ardéchoise.

L'itinéraire


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