Transparcs

Zone de tranquillité pour gibiers à petites roues !

Clermont-Ferrand - Lac de Montcineyre


Octobre et des congés à utiliser. Quoi de mieux que de monter sur le vélo et partir pour 5 jours dans les parcs? Tofinou est OK pour me suivre, et nous jetons notre dévolu sur l'Auvergne. Cette région m'attire depuis un bon moment, et me semble idéale pour tracer un bout de TransParcs: des coins pas trop peuplés, plusieurs parcs naturels, des paysages qui semble pas dégueus. Direction Clermont-Ferrand donc, en voiture cette fois (bouh…) car Bruxelles - Clermont en train, ce n'est pas top top. Je récupère Tof à Voiron puis nous filons le mardi soir vers le centre de la France. En chemin, nous appelons quelques campings pour passer la nuit avant de démarrer, mais nous comprenons assez rapidement qu'à cette période, tout est déjà à peu près fermé: il va falloir se débrouiller par nous-mêmes. Nous quittons donc l'autoroute et nous enfonçons dans le Forez. A un col, nous trouvons une route forestière dans laquelle nous nous engageons: un peu de place au bord du chemin, il ne nous en faut pas plus poser la tente. Repas, dodo, réveil, petit-déjeuner. Sympa la limace dans la tasse, le thé prend psychologiquement un tout autre gout…

Après un court trajet en voiture, nous laissons le mazout à la gare de Clermont-Ferrand. Nous n'avons plus qu'une envie, c'est quitter cet environnement bruyant et sortir rapidement de la ville. Sortir des villes en France est souvent problématique, mais nous ne nous débrouillons pas si mal. Première montée en direction de la chaîne des Puys, c'est raide par ici. Première montée, et première crevaison: la loose. Ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé. Bref, on répare, on repart, et nous nous trouvons rapidement sur le plateau. Les routes sont magnifiques, comme nous nous y attendions, et surtout peu fréquentées. Le temps est plutôt frais, venté, mais en octobre il fallait s'y attendre.

Les villages défilent. Nous somme sur la route des fromages, quelques panneaux nous l'indiquent de temps en temps. Du coup à Besse-en-Chandesse, nous nous arrêtant dans un magasin de produits du coin et achetons un St Nectaire fermier, ainsi qu'une bière locale. On va se régaler. Nous hésitons à tenter le camping du coin, mais en regardant la carte nous repérons quelques lacs un peu plus haut qui devraient faire l'affaire pour un bivouac.

Quelques kilomètres, et mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons au lac de Bourdouze. Un panneau indique que le camping est interdit. Pas grave, on va trouver un autre lac plus éloigné de la route. Nous jetons notre dévolu sur le lac de Montcineyre. Il semble qu'un chemin y mène depuis la route, sur 1km ou 2km. Nous verrons bien , au pire nous pousserons. Le chemin est en fait assez roulant, et nous débouchons tout à coup sur la rive de ce très joli lac. Ambiance, l'isolement est plaisant. Le vent remue beaucoup celui-ci. Ne voulant pas dormir directement au bord de la piste, nous longeons le lac sur quelques centaines de mètres. Ce n'est pas toujours roulant, surtout dans les gravas volcaniques, mais nous arrivons bientôt dans un champ idoine pour passer la nuit.

Alors que nous avons déballé toutes les affaires et commencé à prendre l'apéro, j'entends quelques sons de cloches au loin. Bientôt, ce sont une puis deux puis plusieurs vaches qu arrivent. Les salers ont la particularité d'avoir des cornes plutôt… Inquiétante, du coup nous décidons de passer sagement de l'autre côté de la barrière et de nous installer au milieu de buissons. Dommage, cette petite prairie était vraiment idéale. Les vachounettes viennent nous faire un petit coucou, et puis s'en vont, après avoir consciencieusement chié dans l'eau pile à l'endroit ou nous venons de faire le plein pour cuire les pâtes… Bon ben on va bien faire bouillir tout ça, hein…

Soirée agréable au coin du feu. Seuls au monde. Pas un bruit.

Etape 2: Lac de Montcineyre - Murat

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